Le consentement au partage des données des consommateurs – la clé d’un écosystème financier numérique amélioré

Les données ont été décrites comme étant « le nouvel or », une ressource inestimable pour les entreprises et une clé pour développer des services personnalisés et offrir expérience aux consommateurs. Mais alors que se développe un marché de plus en plus numérique où informations personnelles sont échangées contre facilités, certaines entités ont exploité les données des consommateurs – et les ont même utilisées pour commettre des fraudes à grande échelle.
Le consentement autorisé du consommateur pour l’utilisation des données personnelles est depuis longtemps une bonne pratique, mais une nouvelle législation est introduite sur les marchés du monde entier pour garantir que les entreprises respectent les bonnes pratiques et protègent leurs clients. Ainsi, Facebook a été reconnu coupable d’avoir vendu les données d’identification de 87 millions d’utilisateurs à la société britannique de conseil politique Cambridge Analytica, et le groupe hôtelier Marriott International a été victime d’une violation de données de clients allant jusqu’à 500 millions de clients.
En Afrique du Sud, la société d’assurance Liberty a subi une importante violation de données l’année dernière ainsi qu’en 2017, le groupe immobilier Jigsaw Holdings a également été victime d’une violation qui aurait exposé plus de 31 millions de dossiers personnels. Malgré de telles failles, une récente étude d’Experian révèle que 70 % des consommateurs seraient prêts à partager davantage de données si cela leur permet d’obtenir plus de sécurité et de facilité en ligne.
Un rapport d’Accenture indique que la plupart des consommateurs sont prêts à partager davantage d’informations avec les sociétés de services financiers en échange de meilleurs services. Il semblerait que les consommateurs s’attendent à ce que la sécurité soit intégrée dans leurs engagements avec les entreprises, une enquête PWC ayant révélé que 72 % d’entre eux estiment que les entreprises – et non les pouvoirs publics – sont les mieux équipées pour les protéger. En revanche, seuls 25 % d’entre eux estiment que les entreprises traitent leurs données de manière responsable.
Face à ce dilemme protection des informations personnelles et besoin des consommateurs de communiquer leurs données pour accéder à des biens et services pratiques et personnalisés, les gouvernements sont entrés en action pour répondre à cette problématique. Quasi simultanément les législateurs du monde entier ont commencé à mettre en place des lois visant à protéger les informations personnelles des utilisateurs, en précisant comment celles-ci devaient être recueillies, stockées, utilisées et supprimées.
Confrontées à l’obligation de se conformer aux législations telles que la loi sud-africaine sur la Protection des Informations Personnelles (POPl) et le Règlement Général de l’UE sur la Protection des Données (RGPD), entré en vigueur l’année dernière, les organisations locales (tous secteurs confondus) ont dû repenser la manière dont elles poursuivent leurs activités, collectent, protègent et utilisent les données des clients.
Pour les entreprises dont ces données permettent de développer les produits et services souhaités par le marché, la mise en conformité est particulièrement difficile. La directive POPl ne stipule pas seulement la protection des données sensibles standard telles que les noms, les adresses, les numéros d’identification et les informations bancaires – elle couvre également toute donnée pouvant être utilisée pour identifier une personne dont les origines nationales et ethniques, l’orientation sexuelle, l’état civil, l’âge et l’état de santé physique et mentale.
Certains fournisseurs de services financiers numériques sont confrontés à un second défi lié à leur conformité aux nouvelles réglementations car ils sont tenus d’obtenir l’autorisation formelle de partager les données de leurs clients.
Prenons l’exemple du secteur de l’évaluation du crédit, où il est capital de recueillir et partager des données financières personnelles pour fournir un service aux clients. Le partage ouvert des données est également la pierre angulaire des initiatives d’Open Banking, comme on le voit au Nigeria et dans la directive européenne sur les services de paiement 2 (PSD2). L’Open Banking, où les banques partagent certaines données via des interfaces de programmation d’applications (APl) sécurisées, permet le développement d’une gamme de services financiers numériques que les clients peuvent utiliser pour effectuer plus facilement des transactions, gérer leurs finances et avoir un accès complet à toutes leurs données. Le partage sécurisé des données des clients est primordial pour assurer le succès des initiatives d’Open Banking.
Pour les institutions de services financiers, la solution pour respecter la nouvelle législation réside dans l’obtention du consentement autorisé des utilisateurs pour le partage de leurs données. Les utilisateurs doivent consentir expressément au traitement de leurs données, et doivent le faire librement, de manière informée et sans ambiguïté. Le marché des services financiers, hautement réglementé et chaque fois plus concurrentiel, poursuit la mise en conformité internationale de la protection des données.
Myriad Connect collabore avec de nombreuses organisations de services financiers à travers l’Afrique pour les aider à sécuriser, authentifier les transactions et obtenir le consentement autorisé de leurs clients pour le partage des données dans le cadre des directives de la législation.
Le service [solution technologique / technologie] d’authentification hors bande de Myriad Connect est utilisé par les fournisseurs de services financiers pour le déploiement d’un canal de communication distinct et entièrement sécurisé qui permet d’obtenir l’autorisation du consentement et ce, à partir de n’importe quel appareil mobile et quelque soit le niveau de connectivité de données. En parallèle, le service permet la détection et de prévention de la fraude pour protéger les utilisateurs en temps réel.
Grâce à cette solution technologique [TBC], les organisations peuvent obtenir le consentement des utilisateurs pour le partage des données dans un environnement sécurisé. Il protège également les données des clients et maintient la confiance, tout en fournissant les données dont les entreprises ont besoin pour améliorer l’expérience client.